Le plus grand bien de l’homme, sa dignité, sa force et sa grandeur est sa Liberté.

Nous savons combien cela nous coûte, nous parents, de laisser cette liberté à nos enfants. Et ce, dès le plus jeune âge. Toutefois, sans elle, nous ne formons pas des hommes mais des machines. Quand bien même ce seraient des machines à faire le bien, ce ne seraient pour autant pas des “Hommes”.

Lorsque la mairie nous a imposé en fin d’année le changement de programme sur les rythmes scolaires —qui n’avaient alors rien à voir avec le projet de qualité proposé en février ou mars— nous étions, nous parents, privés de liberté.

  • la liberté d’inscrire nos enfants dans une autre école ( au mois de juin, c’est un peu tard),
  • la liberté de faire d’autres propositions plus constructives : comme une participation des familles sous une forme financière ou bénévole…

Et quand ils nous ont envoyé un sondage où nous avions comme seul moyen d’expression la possibilité de choisir l’après-midi de la semaine où se feraient les activités périscolaires… Là ils nous privaient même de la liberté d’opinion.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire l’éducation et l’instruction des enfants ressort de la responsabilité de leurs parents. Ce n’est que par délégation que l’école et les professeurs peuvent participer à cette mission.

Nous avons une vraie complémentarité à trouver : à l’école, l’objectif est d’offrir la même éducation pour tous ; et à la maison, nous sommes invités à élever chaque enfant de manière à lui permettre de trouver la voie qui lui est propre.

Entre ces deux orientations, il y a un bon dosage, et un bon usage de la liberté.

Alors oui, un vrai échange peut se créer entre l’école et les parents

Sans cet échange l’école deviendrait une boîte bien hermétique dans laquelle les enfants entreraient, tous identiques, et en sortiraient tous identiques (autant que faire se peut). Ce serait pratique et efficace, mais ce ne serait pas HUMAIN.

Donc, oui à plus d’humanité dans nos écoles, oui à plus de différences et de particularité, oui à plus d’ouverture et d’échanges “école-parents”.

Prenons le risque de la liberté !
Cela fait peur, mais c’est humain…

N’ayons pas peur les uns des autres… faisons connaissance !

Geneviève Levallois, octobre 2014.